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Héros ordinaires #1 Le planteur d’artichauts

Tout le monde dans le Consilium connaît le Black Birds Squadron / Auxiliary, peut être même tout le monde dans la galaxie. Difficile de passer à côté des nombreux faits d’arme et des histoires (parfois vraies, souvent exagérées) qui les concerne. Mais connaissez vous bien les hommes et les femmes de l’ombre qui œuvrent chaque jour pour le Consilium et l’humanité? Ceux sans qui rien ne serait possible? Ceux qui chaque jour à leur échelle se retroussent les manches pour une cause?

Le 2nd classe Joke, ou « Private Joke » comme l’appellent ses camarades d’unité, en fait partie. Originaire d’une petite colonie impériale, notre soldat est un émigré qui voilà deux ans a tout quitté pour s’engager dans l’armée du Consilium.

« Vous voyez je menais ma petite vie de fermier dans une Colonie agricole de l’empire, au moins trois générations de Joke à retourner la terre » nous a t-il dit avec son accent prononcé. « Quand j’ai entendu parler de la création du Consilium j’me suis engagé et j’ai rejoint Munfayl. J’avais alors 19 ans et je voulais faire quelque chose de plus important de ma vie que creuser la terre. Mon rêve c’était d’intégrer la Phalange noire, eux c’est des pro! J’ai été recalé aux épreuves mais je perds pas espoir, et puis, je sais que je fais quand même quelque chose qui compte« .

Aujourd’hui le 2nd classe Joke fait partie d’une unité d’escorte pour des scientifiques de L.A.R.A depuis trois mois sur un des sites de crash extraterrestre. Ces opérations étant secret défense ce reportage est une exclusivité Vox Veritas.

Après moult contrôles et de nombreuses heures de vol nous arrivons en vue d’un Anaconda -le Hubble- faisant office de base scientifique, unité de défense et lieu de vie pour un équipage hétéroclite. Nous sommes accueillis par le 2nd classe Joke et le Capitaine Kaïsir commandant de ce vaisseau, il nous informe avec tout le maintient que l’on peut attendre d’un officier supérieur, des règles qui nous serons imposées lors de notre séjour. Puis, le 2nd classe prend le relais un peu gêné.

Etant sur son quart de repos il nous mène à la coquerie pour nous faire une brève présentation de ses activités sur le Hubble. Nous découvrons dans le lieu de vie une atmosphère conviviale où se mêlent les rires bruyants et conversation de soldats. Leurs regards se font méfiants à notre arrivée mais s’apaisent rapidement en voyant leur camarade à nos côté.

« Excusez les » nous dit-il « Nous n’avons pas l’habitude d’être le centre d’attention de journalistes. Vous êtes ici dans la coquerie, notre lieu de détente. Ici descendent les troufions, les mécanos et les autres sans grades. Les soldats comme moi avons pour mission de protéger les officiers scientifiques lors de leur sorties planétaire et en cas d’abordage, non pas qu’on craigne trop une attaque de la fédé, de l’empire ou autre. Ce vaisseau est bien défendu et rapide, ce sr’ai plutôt les artichauts qui nous font peur! »
L’équipage à prit pour habitude d’appeler « Artichauts » les Aliens en référence à la forme de l’épave retrouvée.
« Au début, bon on se faisait pas trop d’inquiétude mais depuis les premiers contacts vers Maïa… Et si ils revenaient récupérer leur carlingue? Alors avec les gars ont doit être prêts, on s’est tous engagé pour en faire du pot au feu des Aliens! PAS VRAIS LES GARS? » lance t-il à l’assemblée.
« OUAIS !!! » répondirent ils tous en cœur.

Le lendemain nous obtenons l’autorisation d’accompagner le 2nd classe Joke à la surface. A bord d’un SRV de classe militaire nous suivons un autre engin manœuvré par une équipe de scientifiques, durant toute la mission les soldats restent silencieux et tendus à l’inverse de la veille. Le seul commentaire de la mission sera:
« Désolé les journaleux mais faut qu’on reste attentifs, on navigue en terrain inconnu avec les Artichauts ».

La journée est d’un rythme monotone. A de longues phases de route où nous suivons en silence l’unité scientifique s’enchaine de courts arrêts où l’équipe de recherche quitte son véhicule pour prendre des mesures et faire des relevés. Nous arrivons à approcher l’un d’eux. « Je ne peux pas vous révéler grand chose de ce que nous faisons. Nous voir battre la campagne comme ça doit vous paraitre étrange, surtout si loin du site de crash qui est approximativement à 160 km. Sachez que la technologie extraterrestre est tellement différente et en avance sur la notre que nous ne négligeons aucune piste pour essayer de la comprendre ». Lorsque nous évoquons la présence de soldats à leurs côtés il nous déclare: « Leur présence nous rassure, nous n’avons aucun moyen de savoir sur qui  – ou plutôt quoi- nous risquons de tomber en faisant notre travail ici. Je les trouve personnellement d’une rigueur et d’une discipline incroyable lors des opérations ».

De retour à bord du Hubble, notre hôte se fait plus loquace:
« Les opérations scientifiques se divisent en trois pôles, les recherches orbitales, la reconnaissance de surface autour du site de crash et les études sur zone de la carlingue. Ne me demandez pas de vous emmener celle-ci vous est interdite.
Mon unité lorsqu’elle est sur le Hubble fait principalement des exercices de combat et de l’entrainement, question défense opérationnelle c’est l’équipage qui gère, au sol vous l’avez vu on fait de l’escorte et de la reconnaissance. Jusqu’à présent à part quelques chasseurs de reliques ont à pas croisé grand chose, c’est pourquoi il faut être d’autant plus vigilants et pas se laisser endormir ».

Malgré nos demandes le pont scientifique nous reste inaccessible et le Capitaine refuse tout entretient. Nous passons donc notre dernière journée à bord avec l’unité du 2nd classe Joke entre les entrainements et les exercices physique. Nous assistons même à une impressionnante simulation de combat extra véhiculaire.

Après un nouveau cérémonial de fouilles et contrôles nous sommes sur le départ, le Capitaine nous fait l’honneur de nous accompagner pour le départ.

« Vous avoir parmi nous ne fût pas de mon choix, toutefois j’espère que votre reportage fera honneur à mes hommes. Ils le méritent ». Déclara t-il au moment où nous quittons son vaisseau.

Peut être ces soldats sont ils des anonymes mais ils représentent le meilleur de ce que l’humanité à offrir, des hommes et femmes prêt à tous les sacrifices pour votre sécurité.

Et vous?

A Propos de Moïse Mane / Journaliste indépendant

Moïse Mane / Journaliste indépendant
Journaliste indépendant originaire de Munfayl, Moïse Mane à fait de l'investigation sa spécialité. Loin des affaires intergalactiques et des grands évènements politico-économique, il s'intéresse de près à tout ce qui touche le citoyen et la vie quotidienne au sein des systèmes du consilium. Souvent à l'origine de scandales ou de révélations sur l'exploitation arbitraire de citoyens ou encore d'affaires de corruption, sa croisade certes louable de défendre les intérêts des plus démunis a parfois pu friser avec de la sédition envers le Consilium. Il possède cependant de nombreuses connexions dans toutes les sphères de la société et notamment avec certains hauts gradés du BBC qui lui reconnaissent un tempérament marginal, mais toujours fidèle à la fois aux intérêts du Consilium ainsi que des défavorisés.

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