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Le Canard Claqué

Alors, c’est bien ?

Très en vogue depuis plusieurs mois, cette Brasserie au nom énigmatique, attire nombre de citoyens du Consilium pour ses soirées privées. Une fois n’est pas coutume, Vox Veritas a poussé les portes de cette Brasserie « dans le vent » pour une petite critique culinaire.

Située au cœur de la Capitale, le Canard Claqué est un bâtiment flamboyant dont l’intention est clairement affichée dès qu’on pose son regard sur la façade : clinquant et provocateur, ode à l’Art baroque avec ses voûtes complexes, ses fenêtres dissymétriques, et sa devanture aguicheuse. Qu’importe, la brasserie n’est pas là pour la forme, mais bien pour les mets qu’elle propose à une population toujours plus nombreuse, à tel point que la réservation est nécessaire plusieurs semaines en avance.

Contrairement à sa façade, l’intérieur est radicalement différent. La première chose qui frappe l’œil, en dehors des couleurs criardes, est l’accroche au dessus de la scène : « Ici, Perséphone n’est plus, nous sommes open ». Énigmatique et assez tarabiscoté, on sent tout de suite que la Brasserie s’est construite pour promouvoir un message clair : Si Perséphone est réservé aux pilotes Black Birds, ici, c’est ouvert à tous. Belle promesse, un brin malhabile cependant, mais, doit on le souligner ? le Canard Laqué est une brasserie, un passe-temps, pas un programme politique !

 

La carte s’il vous plait !

Sans être des spécialistes du guide culinaire on peut cependant s’étonner qu’un tel établissement, dont le marketing est aussi huilé que ses plats, fasse tant attendre ses clients. Il aura fallu plus de 30 minutes d’attente pour le « moment » : être placé par des serveurs au discours aussi langoureux qu’une vieille râpe à fromage. Premier choc…et ce n’est que le premier.

La carte s’est fait désirer, mais on ne regrette aucunement son contenu. Cette dernière s’étale en un nombre de plats dont il semble qu’un minium de 5 syllabes et 2 superlatifs soient nécessaires pour y figurer. Cette carte a un atout majeur : sa lecture vous remplit déjà la moitié de l’estomac. Pour les plus courageux, ou les moins sombres c’est selon, une ribambelle de viandes, poissons, sauces de toutes les couleurs et textures, sont prêts à bondir de la cuisine pour déborder d’amabilité sur les tables aux animations épuisantes. En effet, un établissement simple se serait contenté de tables sobres et de bon goût, mais rien de tout cela ici : s’enchaîne une débauche d’images d’archives montrant nombre de batailles galactiques. Vous aurez donc le plaisir de manger en regardant d’interminables batailles de Cutter, Fer de Lance et autres vaisseaux aussi gras que les propriétaires.

La Canard Claqué vous prendra la soirée ! Enchaînant les aventures culinaires avec une gradation dans l’exagération, les paillettes et la fumée plongeant le lieu dans une atmosphère des plus absurdes. Rares sont ceux, en dehors des habitués, à comprendre le « ton » du « lieu » (NDLR nous assumons : ce jeu de mots est aussi mauvais que les plats du Canard Claqué).

Si vous survivez, et croyez bien que le risque d’écœurement est réel, vous pourrez peut-être finir le dîner avec le spectacle que proposent les tenanciers. Ils vous expliqueront, perchés sur un piédestal les obligeant presque à se baisser s’ils ne veulent pas se cogner la tête,  que ce lieu est un espace de liberté, libertin et de grand raffinement. Ils riront, avec un timing tout calculé, du nom donné à la Brasserie. On apprend avec effarement que l’un des cofondateurs, peu doué en orthographe, a ajouté un C maltapropos au Canard qui devait se contenter d’être simplement laqué….Affligeant !

Pour finir, ils clameront leur « chanson du claqué » totalement incompréhensible, pendant que vous dégusterez un café, qui n’a rien d’exceptionnel contrairement à ce que pouvait laisser croire la Carte….Jusqu’à la lie !

Vous comprendrez que nous avons été très déçus par cette Brasserie, pourtant attirante et très à la mode. « Elle est dans le vent » pouvaient écrire nos confrères. Nous n’en doutons pas, mais le vent, sachez-le…..ça tourne et ça tombe ! Passez donc votre chemin et gardez vos crédits. La seule vérité dans tout ce farta est le nom finalement très évocateur : vous sortirez de là……claqué !

Chanson (déplorable NDLR) de la Brasserie

Allez, amis de la table du Canard Claqué,
Pour vous qui aimez boire et manger à foison,
Partez pas faire un tour ailleurs,
Ici rien à foutre, vous êtes nos hôtes, nous ferons de vous des stars…’tines de beurre !

A Propos de Octavia Hebeny / Economie, Politique

Octavia Hebeny / Economie, Politique
Octavia Hebeny est une journaliste de Vox Veritas depuis son lancement. Elle est spécialisée dans les articles économiques et politiques. Après des études en économies galactiques, elle intègre un journal indépendant à Crevit pour suivre la bourse du Marché local. Rapidement elle se fait une place au sein des hommes et femmes politiques dans un large rayon autour de Crevit. En septembre 3301 elle déménage à Munfayl pour suivre son compagnon (CMDR Manius Frowin), haut gradé dans les forces de sécurité du système Munfayl, dès l'arrivé au pouvoir des Black Birds. Son charisme lui permet très aisément de décrocher des interviews des plus hauts fonctionnaires et hommes politiques. Elle se dit de "pensée libre", mais celle des Black Birds lui convient bien plus que les autres !

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Un commentaire

  1. C’est effectivement en ce genre de lieu que le celebrissime magret de connard et ses innombrables variations à toutes les sauces trouve toute sa quintessence ! Oups, désolé pour la coquille…

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