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L’esprit vengeur

Leçon de morale en 3 actes

A l’occasion des fêtes de fin d’année, la nouvelle pièce « L’esprit vengeur » de Kevin Surdora est donnée à Munfayl. L’occasion pour Vox Veritas de vous offrir la critique de ce spectacle en 3 actes.

L’histoire raconte les mésaventures d’un pilote un peu gauche et pas très futé qui, à la suite d’un coup d’état manqué, part pour l’aventure avec la ferme intention de prouver qui il est (bien qu’on doute qu’il soit quelque chose). Aux côtés de ses équipiers, il va préparer une vengeance aussi futile qu’inefficace contre ses anciens frères d’armes. Usant de subterfuges aussi fins qu’un pachyderme boulimique, il ira d’échecs en échecs sans jamais renoncer. Si on peut saluer la prouesse de l’acteur principal de la pièce à recevoir sans fléchir, camouflets sur camouflets,  il faut bien reconnaître qu’on a bien du mal à savoir que que K. Surdora veut bien nous raconter ! Les scènes s’enchaînent avec une répétition aussi prévisible que déstabilisantes. Notre paria va de déconvenue en déconvenue sans se rendre compte une seconde qu’il fait fausse route et que son projet est une impasse. Quel intérêt de s’entêter de la sorte alors que l’évidence saute aux yeux : ses desseins sont vains et aussi intéressants que la dissertation d’un enfant de 5 ans ! Bref, cette histoire n’est pas crédible une seule seconde, comment pourrait-on croire qu’une personne puisse être à ce point stupide ? Impossible !

Mais; aussi surprenant que déroutant, s’il faut  reconnaître une chose à la pièce de Surdora, c’est le travail poussé du langage : c’est simple, on ne comprend presque rien ! Le metteur en scène a tenté d’inverser des mots, de changer l’ordre des phrases, de supprimer voyelles ou consonnes pour produire un maelstrom de mots parfaitement ineptes ! Si on peut volontiers saluer la tentative, qui, par ce biais, veut « prendre le spectateur » pour lui faire ressentir l’état d’esprit du paria (un amalgame d’idées aussi idiotes que puériles), cela reste quand même une torture pour le commun des mortels. A titre d’exemple on se souviendra de cette tirade :

Croyez-vous en nous,
Poussières de l’espace ?
Bons crétins je vous croque,
Bonnes batailles, je vais livrer,
Ballades et odes aux défunts,
Patatras ! j’ai cassé votre vaisseau non armé,
Car bande de pilotes je vais tous vous buter,
J’nen sais pas grand chose de la vie, mais je m’en fout, j’ai l’esprit vengeur ! Ha, ha, ha !

Si nous avons un conseil à vous donner c’est de préférer passer les fêtes en famille au risque d’assister à une pièce inintéressante qui risque bien de vous donner un mal de tête que vous auriez préféré prendre après repas bien arrosé avec vos amis. Au moins là, vous en tireriez quelque chose d’intéressant. Kevin, s’il vous plait, taisez-vous, votre histoire est pathétique !

 

 

 

A Propos de Nadia Murella

Nadia Murella
Nadia Murella est une jeune journaliste bourrée de talent d'ambitions. Elle passe ses journées à lire tous les articles de faits divers qui lui tombent sous la main. Rien ne lui échappe, surtout les plus insignifiantes informations qui n'intéressent personne. Elle est LA spécialiste du potin et des histoires cocasses. Et jouit d'une grande liberté d'expression, et a parfois un ton vif envers le Consilium. Elle peut se le permettre, son père étant sans doute l'un des piliers du Gouvernement de Munfayl (information non confirmée).

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